Jasmien De Winne

Jasmien De Winne

Parlez-nous de votre travail

En tant que responsable de la coopération au développement à l'ambassade de Belgique à Dar es Salaam (Tanzanie), j'ai une vue d'ensemble de tous les canaux possibles de l'aide belge au développement en Tanzanie : l'aide bilatérale via Enabel, la coopération non gouvernementale et l'aide au développement par le biais de l'UE et des organisations des Nations Unies. Le rôle de l'ambassade est principalement stratégique et consultatif. Je participe à la réflexion sur les grandes lignes d'un nouveau programme d'Enabel ou je donne des conseils sur le financement belge des projets de l'UE. Mais l'ambassade ne met pas les projets en œuvre elle-même. Pour faire mon travail correctement, je suis bien sûr souvent en contact avec les différentes organisations qui exécutent les projets et je me rends sur le terrain pour les visiter. Je consacre également beaucoup de temps à la coordination avec d'autres donateurs, afin que la coopération au développement soit aussi efficace que possible. Je suis également responsable de la gestion du personnel, des bâtiments et des finances de l'ambassade. Cela constitue une alternance très concrète et pratique avec mes tâches liées à la coopération au développement. 

Pourquoi aimez-vous votre travail ?

Je pense que c'est fantastique de pouvoir travailler à l'étranger. C'est très enrichissant de vivre dans un nouvel environnement et de faire connaissance avec beaucoup de nouveaux visages en peu de temps. En outre, le travail dans une ambassade belge est très diversifié, ce qui me donne l'occasion de travailler sur des sujets très différents. Je travaille dans une petite équipe, et il se peut qu'à un moment donné, je fasse une analyse d'un nouveau programme d'une ONG, et que juste après, je m’occupe des travaux de construction du parking de l'ambassade. La diversité des tâches n'est pas toujours évidente, mais la journée passe vite ! 

Pourriez-vous décrire brièvement une journée-type de travail

Une fois arrivée à vélo à l'ambassade et m'être rafraîchie, je lis mes messages entrants et je donne l'autorisation au comptable  d'effectuer certains paiements. En matinée, j'ai une réunion avec la nouvelle directrice pays d'une ONG belge, qui me présente son plan stratégique pour les années à venir. À midi, je déjeune avec un collègue suédois qui envisage une coopération avec une organisation belge. L'après-midi, je rédige le rapport de ma mission de la semaine précédente à Zanzibar, et j'envoie également quelques e-mails pour demander l'avis de collègues d'autres ambassades sur une question de personnel. Le soir, je participe à une réception à l'occasion de la fête nationale de l’Afrique du Sud. En fait, une journée-type de travail n'existe pas, chaque jour est différent ! 

Quels sont les avantages de travailler pour votre employeur actuel ?

Grâce au SPF Affaires étrangères, vous avez la possibilité de travailler à l'étranger dans un environnement protecteur : un bon logement, une excellente éducation pour vos enfants, les meilleurs soins de santé possibles sont fournis. Votre salaire est adapté en fonction de la distance par rapport à la Belgique, du coût de la vie dans le pays d'accueil et des conditions de vie en poste. Vous pouvez  vivre une aventure à l'étranger, sans prendre trop de risques ni perdre le contact avec la Belgique. 

Quel parcours avez-vous suivi avant de rejoindre votre employeur actuel ?

J'ai travaillé comme chercheuse à l'Université de Gand. Mon travail actuel est quasiment à l'opposé de cet emploi précédent : au lieu de travailler sur un seul sujet de manière très détaillée, je traite maintenant une multitude de sujets en un court laps de temps. Heureusement, grâce à mon doctorat, je peux traiter de grandes quantités d'informations en peu de temps et j'ai également appris à gérer efficacement mon temps. 

Quelle procédure de sélection avez-vous suivie ?

La procédure de sélection comportait plusieurs étapes. Au préalable, j'ai passé un test de langue française (article 14, deuxième alinéa, à l'oral et à l'écrit) via le Selor. Ensuite, j’ai passé un examen préliminaire : un test sur ordinateur portant sur le raisonnement abstrait, un test de jugement situationnel et un exercice de bac à courrier. La première épreuve de la sélection comparative était un test de langue anglaise (niveau C1, oral et écrit). Ensuite, la deuxième épreuve était une épreuve écrite au cours de laquelle un professeur a donné une courte conférence, à la suite de laquelle il a été demandé d’en rédiger un résumé et un commentaire critique. La troisième épreuve de la sélection comparative était une épreuve orale devant un jury. Tout d'abord, je me suis présentée et mon expérience personnelle et professionnelle a été évaluée. Deuxièmement, on m’a proposé un cas concret. Le mien portait sur l'Afrique centrale. Dans la troisième partie, on m’a posé plusieurs questions consulaires détaillées. Enfin, mes capacités interculturelles ont également été sondées.  

Vous souvenez-vous de votre premier jour de travail ?

La première année, vous recevez une formation de stagiaire diplomate à Bruxelles. Vous passez beaucoup de temps avec vos collègues stagiaires diplomates et, avec le temps, vous formez un groupe soudé. Ce premier jour de travail ressemblait un peu à la rentrée des classes dans une nouvelle école. J'ai été impressionnée par les nombreux profils divers et intéressants de mes collègues. C’était fascinant d'entendre comment des personnes aux parcours si différents sont arrivées au SPF Affaires étrangères.

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